La marche… des origines préhistoriques…

Notre marche… quelle origine ?

D’un point de vue scientifique, nos ancêtres hominidés datent d’il y a plusieurs millions d’années. Les anthropologues et les paléontologues sont certains sur le sujet : notre évolution est tout entière liée à la manière donc nos ancêtres ont pu s’adapter physiquement à leur environnement naturel.
C’est donc notre mode de vie dans cet environnement qui a déterminé nos gênes.

« Des changements climatiques, il y a plus ou moins 4 millions d’années, en Afrique de l’Est sont probablement à l’origine de notre station debout : les immenses étendues de forêt tropicale humide étant progressivement remplacées par des forêts moins denses, beaucoup plus ouvertes – cet environnement aurait renforcé une station debout déjà utilisée, la rendant permanente.

Nous avons donc évoluer dans un environnement où notre capacité à nous mettre debout nous a permis d’élargir notre champ de vision, pour détecter de la nourriture, de l’eau ou des prédateurs. La bipédie permet également de transporter de la nourriture ou d’autres objets sur de longues distances.
Cette modification comportementale a permis à notre squelette d’évoluer, nous laissant ainsi un squelette explicite sur ses aptitudes à la marche :
– une station verticale
– quatre courbures de la colonne vertébrale (ce positionnement permet de mieux amortir les chocs et les tensions dus à la marche bipède)
– un bassin plus large et robuste pour soutenir le poids du tronc
– un fémur très long, couronné d’une tête épaisse
– un pied présentant une voûte plantaire longitudinale qui permet d’absorber les chocs dus à la bipédie (tout le poids du corps repose sur deux appuis contrairement aux quadrupèdes) et de donner une impulsion supplémentaire lors de la marche.

Les recherches aujourd’hui sont plus précises et déterminent de grandes similitudes entre nos gênes et ceux du « chasseur-cueilleur » – sociétés apparues pendant le Paléolithique.

On sait que le chasseur-cueilleur participait à des activités physiques variées tout au long de sa journée. Il marchait entre 8 et 16 km par jour, pour chercher de la nourriture, chasser, se déplacer, etc – ils soulevaient, portaient, escaladaient, s’étiraient, bondissaient et faisaient toute chose nécessaire à leur subsistance et leur protection.

Durant la plus longue période de l’évolution humaine, nous étions des chasseurs-cueilleurs nomades : nous marchions entre 8 et 16 km par jour – et cela durant près de 2,5 millions d’années !

Comment se faire une idée des capacités aérobiques des chasseurs-cueilleurs du 20ème siècle ?

« Peut-être vous rappelez-vous du « test Cooper » que vous avez certainement fait au cours d’éducation physique durant votre scolarité ? Ce test consiste à parcourir la plus grande distance en 12 minutes, et permet de calculer les capacités aérobiques. Des chercheurs ont ainsi montré que les « Iglooik », une petite communauté Inuit au nord du Canada, les populations Bochimans du Kalahari (Botswana), ou encore les Tarahumara du Mexique, ont, selon le « test Cooper » des capacités respiratoires qui les placent dans les catégories « Supérieur » et « Excellent », c’est-à-dire dans des catégories où l’on retrouve les athlètes de haut niveau chez nous.

Pour comparaison, le niveau moyen des Occidentaux industrialisés à ce test est « passable », c’est-à-dire en dessous du niveau « bon »
Rode et Shepard ont récemment terminé une recherche de 20 ans sur la communauté Inuit « Iglooik ». Cette recherche permet de saisir les changements de condition physique pour des peuples qui adoptent petit-à-petit un mode de vie sédentaire et industriel. La baisse de leur niveau d’activité physique, couplé à un changement alimentaire, a été de pair pour eux avec une augmentation de la masse grasse, une perte de la masse musculaire et une baisse de la condition physique. Cette communauté Inuit, remarquent ces chercheurs, est maintenant menacée par les « maladies de civilisation », comme l’hypertension, le diabète et les troubles cardiaques. » .

Si l’on reprend la comparaison avec nos ancêtres : les chasseurs-cueilleurs marchaient entre 10 km et 16 km par jour, contre 2,4 km en moyenne pour l’Homme moderne… !

La mode de vie actuel a évidemment ses points forts, mais pourquoi ne pas laissé un peu plus de côté la voiture et les transports en commun pour retrouvé une mobilité piétonne, à vélo… ?

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