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Colloque national : Le mouvement pour une meilleure santé mentale.

  • 4 janv.
  • 5 min de lecture

COLLOQUE ONAPS 13 NOVEMBRE 2025

 

L'association ADAL par le biais du programme D-marche® a pour objectif de s’échapper du véritable fléau de la sédentarité. Ce but, au fil des ans, se précise, l'idée étant de cibler au large, tout en atteignant les plus démunis dans ce domaine, ceux dont la simple marche au quotidien est difficile.

 

Parmi eux, les personnes ayant une fragilité en santé mentale : que l'on soit en dépression, ou que l'on souffre de pathologies telles que la schizophrénie, se déplacer simplement dans son domicile peut être source de grandes difficultés.

 

Or, nous le savons, la marche au quotidien peut être un premier pas vers une marche du quotidien (par exemple pour un déplacement boulangerie… ?) pour aboutir à une marche axée vers le loisir et donc probablement collective et sociale. Cela contribue considérablement à une socialisation rendue souvent difficile dans le cas d'une santé mentale fragile, et pourtant source d'un réel mieux-être.

 

C'est pourquoi, D-marche® s'est intéressée au colloque de l'ONAPS du 13 novembre 2025 : Le mouvement pour une meilleure santé mentale, dont voici une synthèse :

 

-         En 2025, la santé mentale est devenue grande cause nationale

En France une personne sur cinq serait chaque année diagnostiquée en maladie mentale, quelles que soient les tranches d’âges, et qu’il y ait, ou non des pathologies chroniques associées.

Il y a donc urgence à agir.

La santé mentale est désormais intégrée dans la nouvelle stratégie nationale Sport Sante 2025 – 2030 dite SNSS2.

 

-         Deux mesures au total sont organisées autour de deux grands axes :

 

o  La lutte contre la sédentarité à tous les âges de la vie

o La reconnaissance de l’activité physique adaptée comme outil thérapeutique à part entière, et comme alternative non médicamenteuse

Cette approche se veut ainsi transversale dans ses thématiques et dans les publics concernés.

 

-         Les objectifs poursuivis :

 

o   Ancrer l’action dans tous les lieux de vie (là où on apprend, là ou on travaille, là où on vit)

o   Faire du mouvement un réflexe quotidien au service du mieux-être, de la gestion du stress, du sommeil, de la concentration et de l’estime de soi

o   Ainsi, le mouvement devient-il levier pour lutter contre la stigmatisation, libérer la parole, encourager la demande d’aide sans jugement

Tout ceci suppose une mise en commun entre tous les acteurs des expertises et des pratiques. C’est le sens du Colloque de l’ONAPS.


-         Comment définir la santé mentale :

Le bien-être est un élément subjectif de satisfaction et de sécurité ressenti par les individus dans leur vie personnelle. Et il est rappelé en préambule que parler de santé ou de santé mentale, c’est reconnaitre une situation mouvante, influencée par des événements de vie, des éléments sociaux ou environnementaux.

 

-         La notion de santé mentale recoupe différents paramètres.

Episodes dépressifs ou anxieux sont les situations les plus fréquentes, sachant que l’on retrouve un très fort niveau de sédentarité parmi les personnes diagnostiquées en maladie mentale (par exemple 50 à 80 % des personnes en schizophrénie).

Or, les études scientifiques et de terrain ont démontré les effets protecteurs de l’activité physique sur la santé en général, et sur la santé mentale en particulier.

Les chiffres se vérifient quels que soient les publics concernés (enfants, adolescents, adultes ou personnes âgées). Il n’est jamais trop tard (ou jamais trop tôt) pour s’y mettre.

Pourtant 1/3 des adultes et 2/3 des jeunes restent sédentaires.

 

Alors, QUE PEUT-ON FAIRE ? Et COMMENT ?

  • Nul besoin d’intensité. Une activité physique légère (simplement se lever régulièrement et faire quelques pas) ou modérée a des effets positifs. Bouger un peu, plutôt que pas du tout.

  • Et pas question de « se punir ». Pas question d’injonction. Une activité qui fait plaisir stimule la motivation.

  • Il est important que la personne se détermine elle-même, avec l’aide attentive de ses interlocuteurs. Quelles sont ses opportunités ? Quelles sont ses conditions physiques ? Qui autour d’elle ? Quelles actions incitatives ?


Le projet individuel rejoint le collectif. Il se coconstruit et différentes études ou mises en action sont explicitées au cours du colloque et peuvent être retrouvées sur le site de l’ONAPS.

Citons le réseau européen Ville/Santé qui porte un regard global sur la santé, intégrant santé physique, mentale et sociale. 121 Villes et Intercommunalités sont, en France, membres de ce réseau. Les actions portent sur le cadre de vie, l’accès aux équipements, la sécurisation des espaces, le cheminement d’un lieu à l’autre… tous ces points qui permettent de lever les freins à l’activité quotidienne, notamment chez les plus vulnérables pour que le mouvement soit ou devienne « habitude de vie ».

Les actions peuvent concerner le malade lui-même mais également les « aidants », avec un résultat sur le bien-être physique, et une amélioration probante de la relation aidant-aidé.

L’énergie et le bien-être ressenti se retrouvent dans toutes les expériences, y compris dans celles des marches itinérantes qui demandent pourtant une organisation logistique particulière et des dispositions physiques spécifiques.


En fait, ce qu’il est possible de retenir en synthèse :

  • L’activité physique n’est pas un sport

  • L’activité physique adaptée, avec un minimum de 30 mn par jour, a des effets bénéfiques sur l’estime de soi, sur le mieux être

  • Ceci se vérifie notamment chez les personnes diagnostiquées en maladie mentale, mais pas seulement.

 

 

-         Etudes et expériences présentées lors de ce colloque mettent en évidence quelques points communs et posent une même question :

o  L’activité physique est mouvement

o  Elle se doit d’être adaptée à la personne et à son environnement

o Elle suppose un engagement, de la personne elle-même et du maillage territorial dans lequel elle évolue

o  L’accompagnement est multidisciplinaire

o Il repose sur la cohésion de tous les acteurs, sur le repérage, la prévention, la transmission.

Du mouvement pour tout le monde : un bénéfice indéniable pour la santé physique et mentale, pour l’estime de soi, une source de confiance en Soi et en l’Autre, un retour à l’autonomie, un lien… Oui.

Mais… comment favoriser l’engagement : en travaillant sur le plaisir, sur le désir et en faire un fondement, « une habitude de vie » !

 

Ceci va au-delà de ce qui était présenté à ce colloque et concerne l’ensemble de la population.

Il y faut une ambition, des RELAIS (communes, associations, personnels médico-sociaux, voisins…), du partage et comprendre qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour commencer.

Le Colloque de l’ONAPS a permis de découvrir la richesse des expériences et l’engagement des Acteurs Institutionnels et l’ADAL s’inscrit naturellement dans la chaîne.



Si vous souhaitez approfondir ce sujet, vous pouvez accéder au replay de la totalité du colloque via ce lien : https://colloque-le-mouvement-pour-une-meilleure-sante-mentale.fr/  


Article rédigé par : Nicole C. et Dominique A.T.

 

 

 

 

 

 

 

1 commentaire


kirk wallers20
13 févr.

Parmi elles, les personnes présentant une fragilité psychique — qu’il s’agisse d’une dépression ou de troubles tels que la schizophrénie — peuvent rencontrer de grandes difficultés, même pour se déplacer simplement au sein de leur domicile.

https://ninecasino.co/

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